Les neurosciences sont souvent associées à l’imagerie cérébrale ou à des pathologies complexes. Pourtant, elles décrivent avant tout le fonctionnement du cerveau humain au quotidien : comment il traite l’information, s’adapte, apprend, réagit au stress et maintient ses équilibres internes.
Chacune de nos pensées, de nos décisions, de nos sensations corporelles ou émotionnelles repose sur des mécanismes neurobiologiques précis. Comprendre le fonctionnement du cerveau humain permet ainsi de mieux appréhender les phénomènes de fatigue mentale, de surcharge cognitive ou de baisse de concentration fréquemment observés dans nos modes de vie modernes.
Les neurosciences appliquées ne cherchent pas à « optimiser » le mental par des méthodes abstraites, mais à expliquer comment le cerveau fonctionne réellement, biologiquement, jour après jour. C’est ce que nous explorons dans cet article.
Les bases du fonctionnement cérébral
Le cerveau humain contient environ 100 milliards de neurones [1]. Ces cellules spécialisées constituent les unités fonctionnelles du système nerveux. Contrairement à d’autres cellules de l’organisme, le renouvellement des neurones, la neurogenèse, est réduite et s’arrête vers l’âge de 13 ans [2]. L’efficacité des neurones repose donc principalement sur leur organisation et leur capacité à communiquer entre eux.
Chaque neurone possède trois grandes structures :
- Les dendrites, qui reçoivent les signaux
- Le corps cellulaire, qui les intègre
- L’axone, qui transmet l’information à d’autres neurones
Le fonctionnement du cerveau ne dépend pas du nombre de neurones pris isolément, mais de la qualité et de la densité des réseaux qu’ils forment.
Les neurones ne sont pas directement connectés entre eux. Ils communiquent par l’intermédiaire de zones spécialisées appelées synapses.
La synapse est le lieu où l’information est transmise d’un neurone à un autre, sous forme chimique. La transmission synaptique repose sur la libération de neurotransmetteurs (dopamine, glutamate, GABA, sérotonine, etc.) qui activent ou inhibent le neurone suivant.
La santé cognitive dépend en grande partie de l’intégrité des synapses : leur densité, l’efficacité de la transmission et l’équilibre entre excitation et inhibition neuronale.
Le fonctionnement cérébral repose sur une double logique de transmission :
- Électrique à l’intérieur du neurone
- Chimique entre les neurones
Lorsqu’un neurone est activé, un signal électrique (potentiel d’action) se propage le long de l’axone. À l’arrivée au niveau de la synapse, ce signal déclenche la libération de neurotransmetteurs dans l’espace synaptique.
Ce système électrochimique permet au cerveau de traiter l’information avec une extrême rapidité, tout en conservant une grande finesse de modulation. Toute perturbation de ces mécanismes (stress chronique, inflammation, carences nutritionnelles) peut altérer la qualité du fonctionnement cérébral.
Plasticité cérébrale et capacité d’adaptation
Les travaux de recherche en neurosciences ont montré que le cerveau humain n’est pas un organe figé. Il possède une propriété fondamentale appelée plasticité cérébrale. Cette capacité permet aux réseaux neuronaux de se modifier en fonction des expériences, des apprentissages et de l’environnement.
Apprendre ne signifie pas « créer de nouveaux neurones », mais renforcer certaines connexions synaptiques et en affaiblir d’autres. Plus un circuit est sollicité, plus il devient efficace. À l’inverse, les circuits peu utilisés tendent à s’affaiblir.
Cette plasticité cérébrale explique la capacité d’apprentissage tout au long de la vie, mais aussi la sensibilité du cerveau aux habitudes quotidiennes.
Le stress est avant tout une réponse neurobiologique d’adaptation. À court terme, il mobilise des ressources utiles : vigilance, énergie, concentration. Cette réponse implique notamment l’activation de l’axe hypothalamo hypophyso surrénalien et la libération de cortisol.
En revanche, lorsque le stress devient chronique, il perturbe l’équilibre cérébral avec :
- L’altération de la plasticité synaptique
- La diminution de la neurogenèse dans certaines régions
- La perturbation de la mémoire et de l’attention
Le cerveau s’adapte en permanence à son environnement, mais cette adaptation a un coût biologique lorsqu’elle est sollicitée de manière excessive et prolongée.
La surcharge cognitive correspond à une saturation de nos capacités d’attention et de traitement de l’information. Si notre mode de vie s’est adapté à l’essor du numérique, notre cerveau n’a pas évolué pour traiter un flux continu de notifications et de sollicitations multiples.
Cette charge mentale ne traduit pas un manque de volonté, mais une contrainte physiologique : le cerveau doit constamment arbitrer entre traitement de l’information, maintien de l’équilibre émotionnel et régulation énergétique.
- Le traitement de l’information
- Le maintien de l’équilibre émotionnel
- La régulation énergétique
Lorsque ces sollicitations dépassent nos capacités d’adaptation, des symptômes fonctionnels apparaissent : fatigue mentale, difficulté de concentration, sensation de brouillard cognitif.
Pour tout savoir sur le rôle du cerveau dans notre performance, retrouvez notre article dédié.
Ce que les neurosciences nous apprennent sur le bien-être mental
Du point de vue des neurosciences, le bien-être mental ne se réduit pas à l’absence de stress. Il repose sur un équilibre fonctionnel entre différents systèmes cérébraux : attention, régulation émotionnelle, motivation, récupération.
Un cerveau en bon état de fonctionnement est un cerveau capable de :
- Traiter l’information efficacement
- S’adapter sans s’épuiser
- Récupérer après l’effort
Cette approche replace le bien-être mental dans une logique biologique plutôt que strictement psychologique.
Le cerveau est particulièrement sensible aux rythmes et aux habitudes quotidiennes. Sommeil, activité physique, exposition à la lumière et pauses cognitives influencent directement l’activité neuronale et la plasticité cérébrale.
Les neurosciences montrent que de petits déséquilibres répétés ont un impact cumulatif sur le fonctionnement cérébral. À l’inverse, des habitudes simples mais cohérentes soutiennent durablement les mécanismes d’adaptation du cerveau humain.
Le cerveau est un organe extrêmement exigeant sur le plan métabolique. S’il ne représente qu’environ 2 % du poids corporel, il consomme près de 20 % de notre énergie totale au repos.
Son fonctionnement dépend notamment de :
- L’apport énergétique
- La disponibilité des acides gras essentiels
- La synthèse des neurotransmetteurs à partir d’acides aminés
- L’équilibre micronutritionnel
Les neurosciences rappellent ainsi une évidence souvent négligée : la santé du cerveau humain est indissociable de sa physiologie et de nos apports nutritionnels.
Les acides gras sont essentiels à la structure membranaire des neurones. Des apports adéquats en oméga 3 DHA/EPA favorisent la bonne nutrition du cerveau. Notre formule Daily Brain Nutrition a été pensée pour cela.
Les neurosciences appliquées offrent une lecture claire et factuelle du fonctionnement du cerveau humain. Elles montrent que le cerveau est un organe biologique complexe, adaptable et sensible à son environnement.
Comprendre ces mécanismes permet d’interpréter la fatigue mentale, la surcharge cognitive ou la perte de clarté comme des réponses physiologiques plutôt que comme des faiblesses personnelles.
Cette compréhension ouvre la voie à une approche plus respectueuse et plus efficace du bien-être mental, fondée sur la biologie, les habitudes quotidiennes et la nutrition fonctionnelle du cerveau.
[1] https://institutducerveau.org/fiches-fonctions-cerveau/cerveau
[2] Sorrells, S., Paredes, M., Cebrian-Silla, A. et al. Human hippocampal neurogenesis drops sharply in children to undetectable levels in adults. Nature 555, 377–381 (2018). https://doi.org/10.1038/nature25975
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